Histoire de l'organisation fédérale en france

Dans les années 1950, l'Aïkido est enseigné dans les dojos de judo, aux ceintures noires. On doit à Tadashi Abe la première codification sous forme de série. La première structure fédérale française est créée par Jim Alcheik en 1959. Elle prend le nom de Fédération française d'Aïkido taï-jutsu et kendo (FFATK). Jim Alcheik est élève de Minoru Mochizuki avec qui il a passé un an au Japon en 1958. Il développe un programme d'entraînement destiné aux futurs instructeurs, essentiellement recrutés parmi des ceintures noires de judo. Il est tué au cours d'un attentat en Algérie en 1962.

Au début des années 1960, le nombre de pratiquants est en augmentation (de 400 à 500) et il y a pénurie de professeurs. Après le départ de Tadashi Abe en 1961, plusieurs groupes se forment, créés par ses anciens élèves. Le plus important est celui d'André Nocquet. En 1964, celui-ci rejoint la FFJ qui devient la FFJDA. La même année, la FFATK rejoint la FFJDA. Masamichi Noro dirige de son côté un groupe indépendant, l'Association culturelle française d'Aïkido (ACFA) créée en 1962. En 1965 la section Aïkido de la FFJDA comprend 111 dojos avec 2 200 membres. En additionnant les groupes de Noro, Nakazano et Tamura, le nombre de pratiquants augmente de 1 000 personnes. C'est en 1967 que Nocquet et ses élèves quittent l'organisation du Judo pour créer la Fédération française d'Aïkido (FFAD).

L'Aïkido poursuit son développement et, en 1970, le nombre de pratiquants dépasse 10 000 membres. L'année suivante, le ministère de la Jeunesse et des Sports décide d'accorder aux instructeurs d'Aïkido une licence officielle d'enseignement à l'exemple des professeurs de Judo. L'État assume ainsi le rôle de vérifier la qualité et le niveau technique des futurs professeurs. N'étant pas spécifiquement équipé pour assumer ce rôle, il délègue ses pouvoirs aux deux organisations à même de mieux le représenter, la FFJDA et la FFDA, mais ne parvient pas, face aux résistances mutuelles, à imposer une fédération unique. La même année, en 1971, M. Pfeiffer, ancien président de la FFJDA, crée l'Union nationale d'Aïkido (UNA) sous l'égide de la FFJDA, afin d'unir les trois principaux groupes. L'UNA se compose alors de l'ACFA dirigée par Tamura, du Cercle d'Aïkido traditionnel (CAT), de Nocquet et du groupe Yoseikan de Mochizuki. L'Institut Noro, affirmant son indépendance vis-à-vis de la FFJDA, refuse de se joindre à cette nouvelle fédération d'Aïkido. Sous l'impulsion de l'UNA, une commission représentative de ces trois groupes est créée et 500 professeurs ayant exercé au moins trois ans dans un dojo sont diplômés. Deux ans plus tard, Tamura, Nocquet et Mochizuki s'accordent pour mettre au point des principes d'enseignement appelés la "Méthode nationale". Ce travail est publié en 1975 sous le titre Aïkido, méthode nationale, avec pour unique auteur Tamura. À partir de cette date commence la désintégration de l'UNA, laissant Tamura seul à la tête de l'organisation, avec, pour quelques années encore, l'accord de l'État.

Le 12 octobre 1975, Doshu Kisshomaru Ueshiba, fils de O Sensei, est invité en France. Il est témoin de la création le 2 novembre de la Fédération internationale d'Aïkido (IAF) et de la Fédération européenne d'Aïkido (EAF). Sur l'insistance de l'Aïkikaï, l'inauguration officielle de l'IAF a lieu un an plus tard à Tokyo. Son premier président est le Français Guy Bonnefond. À la fin de l'année 1975, l'UNA compte à elle seule près de 16 700 membres. En ajoutant les adeptes des autres groupes, plus de 20 000 pratiquants sont dénombrés. Les années 1975-1980 témoignent de grands bouleversements au sein de l'UNA qui perd un quart de ses membres, ne comptant plus que 12 500 inscrits en 1977-78. Un certain nombre d'instructeurs quittent l'organisation et proclament leur indépendance. De nombreux dojos autonomes voient ainsi le jour. Pour tenter de mettre un semblant d'ordre dans ces différentes écoles, Guy Bonnefond crée la Fédération nationale d'Aïkido (FNA). Une conférence réunissant tous les groupes est organisée sans qu'une issue positive soit trouvée, à la consternation du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Alain Floquet

En 1977, pour élever le niveau technique des enseignants, Tamura dirige dix séminaires nationaux avec la nouvelle fédération, ainsi que 240 stages locaux. Malgré ces efforts, la FNA ne compte que 12 300 membres à la fin de l'année. Au même moment, quatre grands groupes, la FFJDA de Nocquet, le CERA d'Alain Floquet (ancien élève de Hiroo Mochizuki), l'Institut Noro et la Fédération française de Yoseikan Budo de Mochizuki s'opposent à la FNA et créent la Fédération des arts martiaux traditionnels.

Moriteru Ueshiba

Le troisième congrès de la IAF est organisé à Paris en octobre 1980. Plus de 400 professeurs et élèves assistent aux débats et séminaires dirigés par Doshu Kisshomaru Ueshiba, son fils Moriteru, Rinjiro Shirata et différents représentants japonais de l'Aïkikaï en Europe. Le congrès est marqué par d'explosives prises de position et la volonté de l'Aïkikaï de ne reconnaître officiellement qu'une seule organisation internationale. Devant la situation chaotique des arts martiaux en France, due en partie à l'arrivée massive de réfugiés du Sud-Est asiatique, une situation qui a entraîné la prolifération de nombreux dojos, le ministère de la Jeunesse et des Sports exige en 1981 des différents groupes et écoles qu'ils adhèrent à l'une des trois fédérations officielles de judo, d'Aïkido et de karaté. D'autre part, la crise de la section Aïkido de la FFJDA se développe. Une réunion est organisée en 1982 pour mettre au point une déclaration d'indépendance. Bien qu'un accord de principe soit unanimement approuvé, un groupe paraît favorable à une indépendance progressive alors que l'autre groupe, dirigé par Tamura, prône une séparation urgente et immédiate. En fait, le groupe de Tamura avait préparé la structure d'une nouvelle organisation indépendante mais, en dépit du soutien de Guy Bonnefond, président de la section Aïkido, il doit renoncer en avril et laisse la future organisation sans haut gradé. La Fédération française d'Aïkido, aïki-budo et assimilé (FFAAA) prend place en 1983 sous la présidence de Jacques Abel. La FFAAA reçoit l'agrément officiel du ministère et se compose pour l'essentiel du groupe favorable à une indépendance progressive. Les fédérations de Nocquet et de Floquet rejoignent alors la nouvelle organisation. De l'autre côté, Tamura, ainsi que Chassang et Bonnefond qui jouent un rôle déterminant, optent pour la rupture complète avec la FFJDA et créent la Fédération française libre d'Aïkido et de Budo (FFLAB) qui deviendra plus tard la Fédération française d'Aïkido et de Budo (FFAB).

Christian Tissier

En 1985, Nocquet quitte la FFAAA pour rejoindre la FFAB de Tamura. La FFAAA se retrouve sans haut gradé en son sein, bien qu'elle compte beaucoup de professeurs expérimentés. Parmi ces derniers, Christian Tissier qui, après avoir étudié 7 ans à l'Aïkikaï Hombu Dojo de Tokyo, est rentré en France en 1976 pour enseigner. Son succès sans précédent lui permet au cours des années de susciter la ferveur de plusieurs centaines d'élèves. Tissier devient de facto le leader de la FFAAA en contrepoint à Tamura Sensei de la FFAB.

Il apparaît que la France dépasse le Japon en termes de membres actifs et assume ainsi l'honneur d'être le pays accueillant le plus grand nombre de pratiquants dans le monde.

Actualités
  • 5 septembre 2017 : reprise des cours adulte
  • 10 septembre 2017 : démonstration et permanence au forum des associations de Vernon
  • 14 septembre 2017 : reprise des cours enfant (Cours assuré à 18h00 le jeudi)
Stages à venir
  • 7 octobre 2017 : stage international dirigé par Christian Tissier.(Affiche)
  • 14 et 15 octobre 2017 : Stage d'ouverture de la saison, animé par Arnaud Waltz(Affiche)